LUC FERRARI

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∇ Biographie

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Retrouvez le festival Format Raisins pour une 6e édition, du 5 au 22 juillet 2018 entre le Cher et la Nièvre !

© Luc Ferrari

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Luc Ferrari a réalisé des travaux qui s’écartent plus ou moins des préoccupations musicales pures, et dont certains font appel à une rencontre entre branches diverses de ce qui pourrait être un même arbre, le problème étant d’essayer d’exprimer, à travers des moyens différents, des idées, des sensations, des intuitions qui passent ; d’observer le quotidien dans toutes ses réalités, qu’elles soient sociales, psychologiques ou sentimentales. Ceci pouvant s’extérioriser sous forme de textes, d’écritures instrumentales, de compositions électroacoustiques, de reportages, de films, de spectacles, etc.

En même temps qu’il fait des études de piano au conservatoire et autres écoles, il commence à composer dès 1946. Il fréquente Darmstadt à partir de 1952 et ses œuvres instrumentales sont jouées à Darmstadt, Paris et à Cologne « Musik der Zeit ». Il entre au Groupe de Musique concrète en 1958 et y reste jusqu’en 1966. Collaboration avec Pierre Schaeffer à la création du Groupe de Recherche Musicale (1958-59). Prise de son, illustration musicale et coréalisation d’une série d’émissions de télévision, « Chaque pays fête son grand homme » (1965). Professeur à la Rheinische Musikschule de Cologne (1964-65). Réalise en 1965 et 1966, avec Gérard Patris, une série d’émissions de télévision sur la musique contemporaine, « Les Grandes Répétitions » (Olivier Messiaen, Edgar Varèse, Karlheinz Stockhausen, Hermann Scherchen, Cecil Taylor). Enseigne la musique expérimentale à Stockholm (1966). Séjour d’un an à Berlin, invité par la DAAD (1967). Responsable musical à la Maison de la Culture d’Amiens (1968-69).

En 1972, il crée le studio Billig, modeste atelier d’électroacoustique. En 1982, il fonde l’Association « La Muse en Circuit », studio de composition électroacoustique et de création radiophonique dont il se sépare en 1994. En 1995, rétrospective de ses œuvres en un Parcours Confus à travers les Pays- Bas. En 1996 il construit son propre homestudio qu’il nomme Atelier post-billig.

Pour sa composition Et si tout entière maintenant, Luc Ferrari a obtenu en 1987 le Prix Italia, en 1988, à nouveau le Prix Karl Sczuka pour son hörspiel Je me suis perdu ou Labyrinthe Portrait, en 1989 le Grand Prix national du Ministère de la Culture, en 1990 le Prix de la Fondation Koussevitzky pour sa pièce symphonique Histoire du plaisir et de la désolation et, en 1991 pour la seconde fois le Prix Italia pour son hörspiel L’Escalier des aveugles.

 

Retrouvez la patte de Luc Ferrari au festival Format Raisins pour une 6e édition, du 5 au 22 juillet 2018 entre le Cher et la Nièvre !